Seconde vague de retour en classe :

Les premiers couacs de la rentrée observés


Publié / Actualisé
La seconde vague de la rentrée scolaire déferlait ce mardi 22 août 2017 dans les écoles primaires et maternelles de l'île. Les marmailles de 18 communes reprenaient en effet le chemin des cours. Un retour marqué par plusieurs couacs dans certaines villes. (Photo d'illustration)
La seconde vague de la rentrée scolaire déferlait ce mardi 22 août 2017 dans les écoles primaires et maternelles de l'île. Les marmailles de 18 communes reprenaient en effet le chemin des cours. Un retour marqué par plusieurs couacs dans certaines villes. (Photo d'illustration)

 

Des dysfonctionnements attendus. Comment pouvait-il en être autrement avec la baisse des contrats aidés dans le secteur scolaire ? Les différentes collectivités disposaient de 2 800 emplois afin d’assurer le fonctionnement. Un quota en diminution, source de plusieurs problèmes constatés. Premier exemple avec Le Tampon et le manque d’agents territoriaux spécialisés des écoles maternelles (Atsem). Des parents d’élèves manifestaient leur mécontentement dans les structures de Bras-Creux, Terrain Fleury, Sidr 400 et du 14 e kilomètre.

Dans cette dernière école, certains d’entre eux empêchaient l’accès aux enseignants. En cause :  l’insuffisance de moyens avec deux Atsem pour dix classes. Ils protestaient devant la mairie. La municipalité invoque une suppression de 200 contrats décidée par le gouvernement pour justifier cette situation. Deux réunions se déroulaient ensuite entre les services et les parents. Une troisième se tiendra ce mercredi après-midi.

Les délégués de parents d'élèves concernés devront se prononcer sur plusieurs sujets. Faut-il ou non fermer les quatre écoles en attendant le renfort de nouveaux employés ? "L'État attribuait 55 contrats aidés à André-Thien-Ah-Koon. Pour Le Tampon mais aussi pour la Casud dont il est président. Ce chiffre est insuffisant. Nous avons envoyé un courrier au préfet pour lui demander de débloquer ces 55 contrats mais uniquement pour la commune. Mais, même, avec ces emplois, il est impossible d'avoir une Atsem par classe", glisse une source proche de la mairie sudiste.

- Retour à la semaine de 4 jours -

Les représentants des 39 établissements primaires -dont 31 maternelles- se déplaceront aussi. Ils examineront un retour anticipé et immédiat à la semaine de 4 jours. "Cela permettra de réorganiser et de réaffecter différemment le personnel. Les équipes pourront tourner en fonction des horaires du travail. Les parents penchaient pour cette solution mais c'est le rectorat qui décidera", ajoute ce même observateur.

Le comité académique de l'Éducation nationale étudiera la demande des collectivités de revenir à l'ancien rythme scolaire. Pour une éventuelle application en janvier 2018 en cas d'avis favorable. Le Tampon compte plus de 10 000 enfants scolarisés. Quelques manifestants menaçaient également de ne plus les envoyer étudier si les choses n'avançaient pas. À la Sidr 400, un enfant se fracturait un bras. Dans un communiqué, la mairie rappelle que le temps scolaire reste placé sous le contrôle de l'Éducation nationale.

Le syndicat des enseignants Unsa dénonce, lui, "le choix de la mairie de réduire considérablement le nombre d'Atsem dans les écoles maternelles. Ces personnels garants de l'hygiène et la sécurité des enfants sont indispensables à la bonne scolarisation des jeunes élèves." L'organisation balaie les arguments de la majorité régionale. Saint-Louis connaissait également une journée compliquée. La faute aux travaux non-terminés aux établissements Alcide-Barret à Gol-les-Hauts et Paul-Hermann aux Makes.

Le maire, Patrick Malet, y annonçait le report de la rentrée au jeudi 24 août. Les parents vérifiaient sur place ce mardi l’état d’avancement du chantier. Et ils craignent que le retour en cours ne puisse avoir lieu jeudi.

-"Il manque l'électricité"-

"Il manque l’électricité. Des mobiliers ne sont pas là. Je ne vois pas comment les travaux pourront être terminés à temps", affirme une mère de famille après une inspection surprise à Alcide-Barret. Selon elle, il est impossible de maintenir la rentrée prévue. Contrairement à l’annonce effectuée par les élus ce lundi durant une conférence de presse. Certains saint-louisiens n'hésiteront pas à manifester leur colère ce jeudi si les aménagements ne sont pas achevés.

Pour rappel, six communes organisaient la rentrée le 18 août dernier. D'où les deux vagues de reprise de l'apprentissage scolaire. Et l'accueil des marmailles risque encore de se dégrader ce jeudi. En raison du préavis de grève déposé par le syndicat FNEC-FP PO. Le syndicat pointe le manque de personnel dans les écoles. Lui aussi conteste le manque d'Atsem. Le fonctionnement des établissements pourra donc être perturbé.

ts/www.ipreunion.com

   

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